Adopter un Kakapo

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Adopter un Kakapo



Certificat d'adoption Kakapo C'est ce que nous avons fait, comme résolution pour l'année 2014. Depuis nous sommes les heureux parents de Kuia, une femelle Strigops kakapo maintenue sur l'île de Maud (Maud island) en Nouvelle Zélande.


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Cette année nous avons reconduit l'adoption grâce notamment à la réussite de notre tombola organisée lors de notre dernière exposition.


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Le Kakapo Ques Aquo ?



Le Strigops habroptila, aussi appelé perroquet-hibou ou whakapapa, est un oiseau de l'ordre des Psittaciformes, de la famille des Strigopidae (comme le Nestor Kéa) et de la sous-famille des Strigopinae. Son nom signifie Oiseau de Nuit en Maori.

Kuia

Le perroquet de tous les records


Le Kakapo est un oiseau qui par sa situation autrefois privilégiée car sans prédateur naturel, a pu donner libre court à ses envies en s'adaptant à son environnement sans aucune menace. En effet, c'est le seul

perroquet nocturne

, c'est aussi le plus lourd (4 kgs pour un mâle). Il ne sait pas voler mais est un formidable grimpeur.
Il niche très souvent au sol mais on trouve des nids jusqu'à 20m dans les arbres.
Il caractèrise sa présence par des sons très bas à forte raisonnance, une forte odeur musquée et une grande curiosité. Il est naturellement peu farouche et non agressif.
Comme autres particularités il est le seul perroquet à détenir un harem et participe à des joutes entre mâles pour conquérir ses femelles.
Son espérance de vie est estimée aux alentours de 90 ans ce qui ferait de lui le doyen du règne aviaire.
Cet oiseau n'a pas de bréchet !

Sinbad

Une aubaine pour les prédateurs


Quand les hommes ont colonisé leurs îles vierges, ils ont apporté avec eux la panoplie "règlementaire" de prédateurs. Les chats et rats s'en sont donné à coeur joie, s'attaquant aux oiseaux et aux nids. Leur disparition est également due à l'introduction volontaire d'hermines et de furets pour lutter contre la prolifération des lapins. Ils ont également remplacé avantageusement le poulet sur les tables des colons. Enfin l'exploitation des terres agricoles a dangereusement réduit leur espace vital.

Ajoutez à cela que leur instinct de reproduction est stimulé par la fructification du Rimu (Dacrydium cupressinum), plante endémique à la Nouvelle Zélande qui ne produit que tous les 2 ans, et vous comprendrez aisément les difficultés pour l'oiseau à survivre. Comme si cela ne suffisait pas, les fruits du Rimu sont des friandises non négligeables pour les prédateurs du Kakapo.


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Bref historique



Le Kakapo est protégé depuis la fin du XIXème siècle où déjà il était estimé environ 200 spécimens. Il représentait jusqu'alors le 3ème oiseau le plus fréquent en Nouvelle Zélande.
On l'a cru longtemps complètement et irrémédiablement éteint (ou presque) puisque le nombre de reproducteurs était devenu insuffisant pour maintenir un sang correct, jusqu'à ce qu'on retrouve une colonie dans une île voisine, mais elle aussi en proie à la disparition.
C'est ainsi qu'il a été décidé de disperser les oiseaux restants dans 4 îles voisines, à l'abri des prédateurs. Aujourd'hui, après avoir essuyé une hémorragie qui a vu la population se réduire jusqu'à descendre sous la barre psychologique des 50 individus, la tendance à la croissance a repris et les efforts se portent sur la production de femelles et la richesse sanguine.


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Kuia - l'espoir de l'espèce



KuiaNotre choix s'est porté sur Kuia car elle la dernière femelle descendante des gènes des premiers couples qui ont été protégés. Elle est prête à reproduire alors tous les regards sont braqués sur elle. Si elle s'avère féconde alors ce sera une victoire pour la sauvegarde de l'espèce.

Kuia est née en 1998.
Kuia veut dire en Maori sage et vieille femme. Elle et ses deux frères Sinbad et Gulliver portent en eux les gènes des derniers spécimens protégés avant que l'on retrouve une nouvelle souche, ils incarnent tout l'espoir de la survie de l'espèce.

L'adoption de Kuia est pour nous une grande fierté. Elle devient notre mascotte et nous la suivons de près. Vous pourrez lors de notre prochaine exposition connaitre les nouvelles de notre protégée.

Flash Info :



Jeune kakapoLe 12 juillet 2017 : Alors que la situation pour l'espèce semblait s'améliorer, un nouveau mal s'en prend aux Kakapos. Certains sont atteints d'un mal aussi singulier qu'inquiétant. Dans la langue de Shakespeare cette maladie est appelée "Crunchy butt" littéralement "Cul croustillant". On pourrait en rire si cette nécrose qui envahit le pourtour du cloaque de l'oiseau n'était pas mortelle, complètement inconnue et terriblement contagieuse. Fort heureusement, les oiseaux atteints ne sont répartis que sur une seule île et les précautions ont été prises. Kuia et ses petits sont hors de portée et ils se portent comme un charme.
Une autre nouvelle, bonne cette fois : il apparaitrait que l'on ait pu identifier l'hormone contenue dans le rimu (le kakapo ne reproduit que si la plante fournit des fruits) qui déclencherait l'éveil des sens chez nos (très peu) volatiles préférés.

Protection du Kakapo bilan 2016Le 20 février 2017 : Le Kakapo Recovery nous informe des résultats du programme de sauvegarde. Le graphique ci-contre représente la distribution de l'espèce par régions. En vert et en bleu ce sont les points de répartition historique, Stewart Island où le programme de protection s'était installé, et Fiordland la dernière zone sauvage en Nouvelle Zélande. Le jaune représente les specimens qui ont été réintroduits sur les îles vierges : Whenua Hou (Codfish Island), Anchor Island et Hauturu o Toi (Little Barrier Island). Le rouge représente les naissances sur ces îles.

Le 19 janvier 2016, nous apprenions que

pour la première fois de sa déjà longue vie (17ans), Kuia a connu l'amour.

Cette information n'est pas anodine car en cas de succès nous disposerons enfin de 2 souches reproductrices aux gênes différents.
Oisillion kakapoLe 8 mars, nous apprenons que des trois œufs pondus, tous étaient fécondés. Le premier est mort dans l'œuf, le second est né le 20 février, mais n'a pas survécu, Le dernier né le 22 février, aux dernières nouvelles se porte bien. La saison de reproduction a par ailleurs tellement bien commencé pour l'ensemble des Kakapos que le Kakapo recovery surveille sur trois îles différentes la couvée de 106 oeufs, un peu moins de la moitié devraient éclore !

24 septembre 2016 : On a appris que le premier nid étant trop proche de l'océan, ce qui a valu à Kuïa d'être dérangée par les insectes, celle-ci a établi un nouveau nid ailleurs et a pondu 3 autres oeufs qui se sont avérés fécondés. Durant cette année donc Kuïa aura mis au monde 6 petits dont 4 ont survécu, 1 mâle et 3 femellles.
Comme il faudra 5 ans au mâle et 9 ans aux femelles pour atteindre la majorité sexuelle (comprendre qu'ils seront capables de se reproduire) le prochain rendez-vous est pris pour confirmer le salut de l'espèce, si dans 5 ans c'est une année à Rimu !

Alors n'attendez plus, adoptez un kakapo ou rejoignez-nous.



A lire également : Joachim et le Kakapo

The Kakapo Recovery


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